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  • Pascal Guillotin

Le stress, bon ou mauvais ?

Dernière mise à jour : 30 août 2020

Au cœur de nos tourments et si présent dans notre vocabulaire et dans nos vie, le stress n'est pas que le monstre à abattre , il est utile à chaque instant et le comprendre peut éclairer nos vies .

Certes nous sommes souvent à sa merci ,et dans notre monde agité les causes de stress sont nombreuses et difficilement évitables !

Ah l'heureux temps du mammouth et du tigre à dent de sabre; ceux la, au moins, c'étaient des ennemis francs et clairs et contre eux se battre ou fuir étaient les seules voies de salut ; pas comme le patron qui râle,les chauffards qui nous chauffe, la perte du tire bouchon ou la voiture qui ne démarre pas le premier jour des soldes.



Imaginons quelques minutes que le stress disparaisse de nos vie : Nous ne trouverions aucune raison de nous lever le matin si une petite tension ne nous emmenait pas vers le travail qui va nous nourrir ni aucune raison d'arriver à l'heure et habiller... à un rendez vous d'embauche ou d'amour !

Bref, la vie sans sans stress ne serait qu'ennui et manque d'énergie pour aller de l'avant .


Qu'est ce que le stress alors ? le Bon et le mauvais .


Le stress


“ Si la peur préside le banquet de nos vies sur terre, le stress est l’un des noms qu’on lui donne“

Utilisé à tort et à travers, le terme “ stress” est omniprésent dans notre

vocabulaire quotidien mais pour comprendre et appréhender correctement tout ce

qu’il représente dans nos vies, il est bon de le définir plus précisément afin, pourquoi

pas, d’en avoir moins peur !

Pour l’objet de notre étude, les phobies, la compréhension des mécanismes du

stress est importante car elle participera à la définition des actions thérapeuthiques.


Qu’est-ce que le stress ?

Le mot stress provient du latin « stringere » qui veut dire presser, rendre

raide, mettre en tension et « stressus » qui veut dire serré. En vieux français, stress

veut dire étroitesse et oppression. Ce mot stress a, peu à peu , été largement utilisé.


Définition : (Lexique Jean-Pierre Hubert):

Le stress est la réponse non spécifique de l’organisme à toute sollicitation.
C’est la réaction physique fonctionnelle face à un stimuli.

“Le stress est un processus (mécanisme) intérieur relatif à la capacité

d’adaptation de l’individu, confronté à un événement ou une situation, vécu et

ressenti (consciemment et/ou inconsciemment) comme déséquilibrant pour la

satisfaction de ses besoins.”


Si la personne a les capacités de répondre au défi d’adaptation qui lui est fait

par l’agent stresseur pour retrouver la satisfaction de ses besoins, le stress est un

catalyseur et on peut alors le nommé “bon stress”ou “eu-stress”.

Le mauvais stress se vit dans un sentiment d’impuissance et de peur,

d’inhibition de l’action, avec la perte de contrôle de soi. Les capacités d’action sur

l’environnement, les capacités requises de réponses adéquates (disponibles, adaptées)

dans le temps et l’espace ne sont pas à la hauteur du défi ... ou sont perçues comme

telles .



Face à l’objet qui fait peur, il est fréquent de vivre toute la palette des réactions

majeures au stress et notamment “l’inhibition d’action” (sidération, paralysie), la perte

de contrôle de soi et une déréalisation, c’est à dire le sentiment d’être “ailleurs, plus

dans son corps”. J’ai eu l’occasion de consulter deux personnes qui sont victimes de

ces symptômes et il leur reste, longtemps après, un malaise général qui accentue

fortement leur manque de confiance en elle et augmente leur sentiment de faiblesse

face à cette adversité phobique .


Mais le stress est un système d’information, une série d’indicateurs concernant

l’état d’équilibre (ou de non équilibre) d’une personne et qui nous donne la volonté et la capacité d'agir .

Agir pour la recherche d’équilibre en tout, physiologique ou psychique;c'est là le cœur de la démarche du sophrologue, nous l’appellerons “homéostasie” (stabilité) .


Quant arrive le stress ?


Le stress apparaît intérieurement lorsqu’il existe une différence, une tension

entre, d’une part, la représentation mentale (la signification) d’une situation

extérieure ou intérieure et d’autre part les capacités d’adaptation, d’action, de

gestion de la situation.


Le stress d’une personne et ses indicateurs expriment une rupture d’équilibre,

dans la mise en œuvre des solutions (les réponses, les actions) pour aboutir à

retrouver l’équilibre satisfaisant (initial) de ses besoins, de ses croyances, et de ses

sens.


Le paragraphe ci-dessus marque clairement la spécificité du stress notamment

chez les phobiques par la mise en évidence de la notion de “représentation”, en effet

nous ne sommes pas tous égaux devant l’agent stresseur. Face au même événement,

quelques uns n’auront pas de réaction, d’autres une réaction légère ou comme chez le

sujet vraiment phobique, une réaction démesurée !



Les caractéristiques de l’individu


Les caractéristiques de l’individu déterminent son “impression” des

circonstances et ses capacités à mobiliser ses ressources pour effectuer les bonnes

réponses, adaptées au ressenti de cette situation.

Celui-ci ( le ressenti) dépend des filtres de la pensée et des programmes de

décodage et d’analyse. Cette «lecture» inconsciente se réalise dans le cerveau au niveau limbique,associée ou non au cortex ; et la réponse s’enclenche puis les réactions s’enchaînent à partir du cerveau archaïque.

C’est ce "ressenti" qui déterminera la nécessité et l'intensité de la réponse !

Ce système multiple de langages a, comme principal programme, la survie de l’individu à

travers la satisfaction de ses BESOINS (voir la pyramide de Maslow ci-dessous).

Besoins auxquels ses CROYANCES sont directement reliées.



Ces ressenties, cette représentation de la situation (ou de l'événement ou de la relation ou

d’une situation future,...) est construite par les filtres de perception qui forment la

réalité de l’individu à ce moment-là.

Le « poids » sur ces filtres des traditions familiales, de l’éducation, de la

culture et des religions est considérable car,en plus des croyances qui influencent le déséquilibre/équilibre des besoins, d’autres filtres sont actifs : tabous, injonctions ou messages contraignants, blocages, pressions, dévalorisations sont autant de programmes conditionnant.


Donc chez toute personne, trouver les capacités d'actions adaptées et les

mettre en œuvre pour rétablir l’équilibre déterminera le type de stress :

bon ou mauvais ?


C’est donc ici que se situe le “curseur” d’appréciation d'un stress dangereux ou handicapant; les outils de la sophrologie ,travaillés avec le consultant ,auront pour objectif de déplacer ce curseur vers plus de contrôle .


L’état de stress : ses caractéristiques.


Tout comme la fièvre n’est pas la cause de la maladie infectieuse , les symptômes du stress ne sont que les conséquences, bien entendu gênantes, dans la vie quotidienne de l'absence de réponse efficace face à ce qui se présente et génère la peur .


Signes physiques :


● Tensions ou douleurs musculaires ;

● Gêne respiratoire (difficultés respiratoires ,crampes thoraciques, poids sur la

poitrine).

● des sensations désagréables (boule dans la gorge, nœud dans le ventre, crampes

d’estomac, plexus solaire tendu, ,....

● Douleurs localisées (céphalées, migraines, névralgies cervicales);

● Transpiration (mains moites).

● Troubles digestifs passagers ou chroniques (nausées, diarrhées);

● Ressentis de vide profond, épuisement, fatigue,perte du sommeil.

● Troubles de la concentration, de l'activité sexuelle,....



Le diagramme ci-dessous, nous donne une vue des pathologies “somatiques” les

plus fréquentes ; les somatiques étant là appelées "inexpliquées"...



Signes psychologiques :


● anxiété, angoisse,

● état de malaise ou de mal-être,

● nervosité,

● perte de concentration,

● hyperactivité,

● signes de dépression, simples, réactions démesurées ou inadaptées face à des

problèmes simples,

● actes insurmontables,

● pertes des « moyens »,

● replis sur soi,

● confrontations extérieures paralysantes,

● agacement,

● impatience,

● agressivité,

● idées fixes,

● perte d’entrain,

● pessimisme,

● doutes,

● moral à zéro,

● comportements ralentis ou décalés.


Toute l’énergie peut être absorbée par cette activité psychique déséquilibrée,

tout devient difficile ,on rumine cela peut être « comme un petit vélo qui tourne dans la tête , Une sorte d’accélération des pensées, ou au contraire par un blocage qui vide la tête.


Les mots associés​ pour comprendre:


Les stresseurs (le stimulus) : de natures diverses. Aujourd’hui essentiellement

d’origine psychosociale (vie professionnelle, familiale ou personnelle).


La notion d’«eustress» (ou bon stress) signifie que l’individu et son organisme

s’adaptent et retrouvent l’équilibre par les réponses adaptées au vécu/ressenti de la

situation. Le trac qui est le vécu anticipé d’une situation future, prévue, à laquelle la

personne est préparée, en est l’exemple.


Le mot « distress » (ou mauvais stress) est employé, il désigne l’inadaptation

temporaire ou durable et ses conséquences.


Les causes du stress


De façon générale, les causes du stress sont de deux sortes :


Physiques

- les autres (les situations),

- les animaux,

- les bruits,

- les agressions visuelles (lumière, publicité, néon...),

- le chaud et le froid .

- les besoins physiologiques non satisfait.

-la maladie


Psychiques

- soucis professionnels, sociaux, financiers, familiaux,etc..

- esprit de compétition accru dans le monde des études, des affaires, du sport,

- règles et interdits,

- l’augmentation de l’habitat urbain et des terribles pollutions dans les domaines

de l’écologie entraînant une grave perturbation des cycles biologiques,

- la rapidité de l’information qui produit une modification de nos systèmes de

référence entraînant une situation névrotique entre notre profonde expérience

d’être humain et les choix que nous devons déterminer.


Bien sur ces listes ne sont pas exhaustives et aujourd'hui le stress ( le mauvais) est partout et beaucoup plus sournois et insidieux qu'à l'époque ou notre adaptation à la nature, la recherche de sécurité physique et alimentaire étaient les essentielles de nos préoccupations!

Alors le stress n'est en soi ni bon ni mauvais, il nous permet de vivre et de survivre et c'est uniquement dans notre difficulté à répondre de la meilleure manière aux événements qui jalonnent nos journées que le stress peut ,vraiment, détruire nos vies !


Alors changer notre manière de voir les choses,les situations et les gens, nous adapter constamment et cultiver en nous une mentalité de vainqueur ,... mais vainqueur sur nous même de nos peurs héritées et de notre vision des choses souvent étriquée sont les voies de la conquête d'un équilibre corps et esprit seul capable nous mener plus loin et mieux .


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